A partir des années 70, du matériel plus moderne prend la relève des productions d’après guerre. Les nouveaux planeurs ne sont plus en bois mais en stratifié fibres de verre et résine, ce qui fait faire un bond décisif aux performances, surtout de vitesse, par amélioration de l’aérodynamique. Ça permet d’envisager de grands vols mais en revenant à son point de départ quand tout va bien, ce qui en allégeant énormément les corvées de rapatriement des planeurs à l’issue de longs vols, incite nettement à les pratiquer. Il n’y a plus que les tentatives de record qui justifient un atterrissage fort loin. Faire un vol en triangle de 300 km ou bien plus, et revenir au point de départ, devient faisable.
En 2012 le club est contraint par l’extension de la carrière de Bainville de quitter son grand hangar et migrer vers le terrain de 1916 à l’autre extrémité du plateau. Il y gagne des locaux modernes, et confortables, mais y perd en surface de hangar et surtout se retrouve perdu au bout d’un chemin très médiocre qui l’isole du public et plombe son recrutement. Le volet école utilise toujours des planeurs anciens mais idéalement adaptés à ce rôle et sûrs. Les meilleures machines aux mains expertes de fameux pilotes permettent des vols incroyables, jusqu’à plus de 1000 km (!) avec retour au point de départ pour le plus réussi. Plusieurs membres du club se sont illustrés en compétition, avec des titres régionaux, nationaux ou des classements flatteurs en championnat de France ou du Monde. D’autres, qui ont débuté là on fait ensuite carrière de pilote de ligne ou militaire, dans les Instances Fédérales, à la Météorologie Nationale ou même comme dirigeant chez des constructeurs d’avions lourds.
Aujourd'hui, avec plus de 40 membres actifs, 4 planeurs monoplaces et 6 biplaces, et des centaines de vols chaque année, l’Aéro-Club Albert Mangeot continue d'écrire son histoire dans le ciel lorrain.
Plusieurs pilotes sont aussi propriétaires d’un planeur, allant du planeur de collection à l’appareil moderne, ce qui augmente l’escadrille.
Depuis 1958, doté des certifications nécessaires, dans la limite de ses compétences, le club assure lui même et sous contrôle, l’entretien réglementaire régulier ou inopiné de son matériel volant.