Ce site utilise uniquement des cookies techniques nécessaires à son fonctionnement (session de connexion). Aucun cookie publicitaire n'est utilisé. En savoir plus

Baptême de l'air disponible toute l'année Stage 3 ou 6 jours — Découverte et formation au vol en planeur Offrez un cadeau de Noël original : un vol en planeur ! Formation pilote — Du premier vol au brevet Club ouvert les week-ends et jours fériés Aérodrome de Pont-Saint-Vincent — À 20 min de Nancy Baptême de l'air disponible toute l'année Stage 3 ou 6 jours — Découverte et formation au vol en planeur Offrez un cadeau de Noël original : un vol en planeur ! Formation pilote — Du premier vol au brevet Club ouvert les week-ends et jours fériés Aérodrome de Pont-Saint-Vincent — À 20 min de Nancy
Retour au Club

Notre Histoire

Plus de 90 ans de passion pour le vol à voile en Lorraine

Hiver 1931-1932 : Des jeunes du bassin de Neuves-Maisons, attirés par le vol — accessible alors seulement aux militaires et aux fortunés — réunis autour du docteur Trampol, décident de se lancer dans l’apprentissage du vol sans moteur. Mais il faut préalablement construire le planeur. Ils obtiennent le soutien puissant du menuisier local, Albert Mangeot, et c’est dans ses ateliers à Pont-St-Vincent et en bénéficiant de son expérience que l’appareil est construit. Les premières tentatives de modestes glissades au ras du sol, le planeur remorqué à bonne vitesse par l’automobile d’Albert, se déroulent le dimanche de Pâques, 27 mars 1932, sur l’ancien terrain militaire de 1916, sur le plateau de Pont-St-Vincent. Au fil des mois, les plus habiles vont parvenir à maitriser correctement la machine à ras de terre et on pourra à l’aide d’un treuil bricolé sur une auto, s’aventurer à les envoyer beaucoup plus haut comme un cerf-volant. Les premiers vols de durée notable sont alors effectués en profitant des ascendances dynamiques sur les pentes du plateau.

La Seconde Guerre Mondiale interrompt brutalement les activités alors que le club est devenu Centre Régional de Vol sans Moteur, doté d’installations et de planeurs modernes à cette époque. Les planeurs sont confisqués par l’ennemi et on ne les reverra jamais, ennemi qui installe un camp de prisonnier sur le plateau. Les infrastructures sont détruites pendant l'Occupation. Certains piliers du club sont prisonniers de guerre, d’autres sont repliés dans le Sud-Ouest, où ils pourront reprendre une activité aérienne limitée. L’Emouchet, un planeur bien adapté aux débutants, créé par Albert Mangeot en 1938, est normalisé là-bas en vue d’une future production en série les jours meilleurs revenus.

Dès la guerre terminée, l’Etat recrée le Centre, National cette fois, de Vol sans Moteur et en confie la direction par intérim à Albert Mangeot. Ce Centre est rapidement rééquipé avec des planeurs capturés en Allemagne par les troupes françaises avant qu’une production nationale ne redémarre. Mangeot obtient, en guise de royalties, qu’en échange de la production en série de son Emouchet, l’ACHM (AéroClub de Haute Moselle) profite gratuitement les week-end des planeurs et commodités du Centre National. Le premier vol « Centre » d'après guerre sur le plateau est effectué dès le 22 mai 1945, et le premier vol « Club » le 14 octobre. Le plateau de Pont-St-Vincent devient et jusqu’à sa fermeture en 1957 à cause de la remise en activité de la base OTAN d'Ochey, un point de départ incontournable pour des vols de distance records ainsi qu'un but d’arrivée pour les vols des grands clubs de la région parisienne. Des vols jusqu’à Strasbourg avaient déjà été faits avant guerre. Le club qui vole depuis 1945 sur du matériel du Centre National, se trouve subitement démuni de tout à la fermeture du Centre, mais hérite de l’immense hangar bâti six ans plus tôt, et arrache l’autorisation de voler les W-E quand Ochey est inactif.

A partir des années 70, du matériel plus moderne prend la relève des productions d’après guerre. Les nouveaux planeurs ne sont plus en bois mais en stratifié fibres de verre et résine, ce qui fait faire un bond décisif aux performances, surtout de vitesse, par amélioration de l’aérodynamique. Ça permet d’envisager de grands vols mais en revenant à son point de départ quand tout va bien, ce qui en allégeant énormément les corvées de rapatriement des planeurs à l’issue de longs vols, incite nettement à les pratiquer. Il n’y a plus que les tentatives de record qui justifient un atterrissage fort loin. Faire un vol en triangle de 300 km ou bien plus, et revenir au point de départ, devient faisable. En 2012 le club est contraint par l’extension de la carrière de Bainville de quitter son grand hangar et migrer vers le terrain de 1916 à l’autre extrémité du plateau. Il y gagne des locaux modernes, et confortables, mais y perd en surface de hangar et surtout se retrouve perdu au bout d’un chemin très médiocre qui l’isole du public et plombe son recrutement. Le volet école utilise toujours des planeurs anciens mais idéalement adaptés à ce rôle et sûrs. Les meilleures machines aux mains expertes de fameux pilotes permettent des vols incroyables, jusqu’à plus de 1000 km (!) avec retour au point de départ pour le plus réussi. Plusieurs membres du club se sont illustrés en compétition, avec des titres régionaux, nationaux ou des classements flatteurs en championnat de France ou du Monde. D’autres, qui ont débuté là on fait ensuite carrière de pilote de ligne ou militaire, dans les Instances Fédérales, à la Météorologie Nationale ou même comme dirigeant chez des constructeurs d’avions lourds. Aujourd'hui, avec plus de 40 membres actifs, 4 planeurs monoplaces et 6 biplaces, et des centaines de vols chaque année, l’Aéro-Club Albert Mangeot continue d'écrire son histoire dans le ciel lorrain. Plusieurs pilotes sont aussi propriétaires d’un planeur, allant du planeur de collection à l’appareil moderne, ce qui augmente l’escadrille. Depuis 1958, doté des certifications nécessaires, dans la limite de ses compétences, le club assure lui même et sous contrôle, l’entretien réglementaire régulier ou inopiné de son matériel volant.

En 2010, l'avancée de la carrière contraint le club à quitter la plateforme Est pour s'installer définitivement sur la plateforme Ouest — le "grand terrain". Cette transition marque le début d'une nouvelle ère pour le club. Aujourd'hui, avec 40+ membres actifs, 11 planeurs et des centaines de vols chaque année, l'ACAM (AéroClub Albert Mangeot) continue d'écrire son histoire dans le ciel lorrain.